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Un an de Citadis à Tunis
Citadis circule à Tunis depuis un an ! Avec 39 nouvelles rames, le tramway permet de répondre au besoin grandissant de la ville en matière de transport public. Un bilan positif pour le premier Citadis d’Afrique du Nord. Jean-Pierre Fourment, Directeur Clients Maghreb, revient sur cette première année de fonctionnement.
Le tram de Tunis a célébré sa première année d’existence. Quel bilan dressez-vous ?
« Les deux premières rames de Citadis ont été livrées à Tunis en mai 2007. Depuis, 28 rames ont suivi et la ville est aujourd’hui dotée de 30 Citadis 302 flambant neufs. Après un an de service, le bilan est particulièrement positif pour Alstom comme pour l’ensemble des parties prenantes. Les objectifs fixés en termes de planning ont, en effet, été largement dépassés. Alstom a livré cette nouvelle flotte de Citadis avec deux mois d’avance dans le respect de la qualité attendue. Ces résultats ont fait l’entière satisfaction de notre client, Transtu, et des bailleurs de fonds qui ont pu constater la bonne gestion du planning et des fonds prêtés. Enfin, quelle meilleure preuve du succès que la commande de 9 Citadis supplémentaires aujourd’hui prêts à être livrés au client ? »
Plus précisément, en quoi le tramway de Tunis a-t-il répondu aux attentes des usagers ?
« Le tram de Tunis incarne une nouvelle génération de matériel roulant plus moderne et plus fonctionnel. Plancher bas, design, climatisation et vidéosurveillance constituent ses principaux atouts. Avec le plancher bas, les voyageurs entrent et sortent plus rapidement du tram qui reste à quai moins longtemps. Le trafic gagne en fluidité, permettant ainsi une plus grande densité de trams. Ces tramways plus esthétiques sont aussi plus confortables grâce à un système de climatisation dans les cabines conducteurs comme dans les salles voyageurs, qualité très appréciée par les usagers dans une ville comme Tunis. Dernier atout mais pas des moindres : la sécurité. Un système de vidéosurveillance intérieure avec des écrans en cabine permet aux passagers de voyager en toute tranquillité. »
Au-delà de la satisfaction des usagers, le tramway a-t-il eu d’autres impacts positifs sur la ville et ses habitants ?
« Jusqu’en juin 2008, 135 rames réparties sur 5 lignes (dont certaines avec des tronçons communs) totalisant 32 kilomètres de voie double composaient le réseau de tramways de Tunis. Ces tramways desservaient déjà la périphérie mais une extension de la ligne 1 – la ligne 6 – va plus loin et favorise les échanges entre le centre et la zone urbaine sud de la ville. En construction par le groupement ALSTOM/SBF, cette nouvelle ligne est partiellement en service avec à ce jour 2,5 kilomètres de ligne. Au total, 7 kilomètres supplémentaires vont permettre d’améliorer la desserte de la périphérie sud avec un impact social et économique direct sur la ville et ses habitants. Et n’oublions pas que le Citadis 302 possède un atout non négligeable pour les nouveaux et futurs usagers : il est climatisé ! »
Comment se comporte Citadis dans des conditions d’exploitation exigeantes liées notamment à la situation géographique de la Tunisie ?
« S’il est vrai que le bilan est positif, il a néanmoins fallu s’adapter à l’environnement spécifique de Tunis et trouver des solutions. Nous avons dû faire face à des facteurs agressifs liés au climat tels que l’importante hygrométrie et les très fortes chaleurs en été. Nous avons donc mis en place un puissant système de climatisation et des cycles de maintenance plus réguliers et plus approfondis (intervention sur les filtres, l’étanchéité…). Pour assurer ce type de maintenance, nous avons également adapté nos moyens, notamment en termes de ressources humaines. »
Quelles sont les perspectives de ce tramway. D’autres projets d’extension de cette ligne sont-ils prévus ?
« Les perspectives s’annoncent bonnes pour Citadis avec l’arrivée du 11e Plan Quinquennal Tunisien. Ce plan, qui débutera en 2010, prévoit le renouvellement de la flotte datant de 1985. Il prévoit également la construction d’une nouvelle ligne, la Manouba, qui desservira entre autres l’université. Enfin, cette ligne permettra l’interconnexion du réseau de trams avec les cinq lignes du futur Réseau Ferré Rapide (RFR) représentant 85 kilomètres en périphérie de la ville. »