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Tram de Tunis : le premier CITADIS du continent africain
Echos positifs ! Depuis leur mise en service à Tunis le 17 septembre dernier, les rames CITADIS
« roulent tous les jours sans problèmes particuliers, et sont très sollicitées » selon Patrice Chevoleau, chef de projet Tunis.
Pleins feux sur les principales étapes qui ont jalonné la naissance des premiers CITADIS en Afrique du Nord.
CITADIS, la gamme qui correspond le mieux aux attentes de Tunis
En 2000, pour répondre à un besoin croissant de transports publics, la capitale tunisienne a décidé d’étendre son parc de matériel roulant. Un projet de construction de nouvelles rames et d’une ligne supplémentaire a alors fait l’objet d’un appel d’offres, et c’est finalement en 2004 que la gamme CITADIS d’Alstom a été retenue, face aux dossiers présentés par Siemens, Ansaldo (Italie), Caf (Espagne) et Bombardier (Canada).
Selon Patrice Chevoleau, chef de projet Tunis, c’est la qualité globale du dossier d’Alstom qui a fait pencher la balance du côté français. Non seulement le groupe hexagonal proposait un financement à 100 %, mais en plus, sur le segment de marché concerné, il totalisait bien plus de rames en exploitation que tous ses rivaux.
Un tram unidirectionnel et climatisé
Les rames CITADIS de Tunis mesurent 32 mètres de long et présentent plusieurs particularités. Tout d’abord elles sont uni-directionnelles et exploitées en unité double. « A la différence par exemple du tram de Lyon, de même longueur mais qui, bi-directionnel peut aller dans un sens comme dans l’autre, le tram de Tunis, équipé d’une seule cabine de conduite, n’est exploité que rames accouplées », explique Patrice Chevoleau. « Ce choix de l’exploitant permet, quand on couple deux rames uni-directionnelles de 32 mètres, d’obtenir une rame bi-directionnelle de 64 mètres capable de se diriger dans deux directions. Un tel choix technologique permet à la ville de Tunis d’accroître la capacité de son tramway de façon significative, sachant qu’à l’heure actuelle aucun constructeur n’est en mesure d’offrir des rames de 64 mètres de long », explique l’ingénieur.
Par ailleurs, conçu pour circuler sur un continent où la température est nettement plus élevée qu’ailleurs, le tram de Tunis est équipé d’une climatisation renforcée avec des films pare-soleil posés sur les vitres. Des soufflets anti-poussière ont également été installés sur les amortisseurs pour éviter de laisser entrer du sable.
Enfin, le tram de Tunis est équipé d’une sonorisation extérieure qui permet au conducteur d’annoncer l’arrivée du tram en station. « On peut aussi évoquer l’affichage bilingue en arabe et en français ainsi que le design moderne choisi par Transtu, société de transport de Tunis », ajoute Patrice Chevoleau.
Un contrat de 39 rames
Signé en novembre 2004, le contrat de base Tunis-Alstom prévoit la fabrication de 30 rames. Ce marché comprend : la fourniture de matériel roulant, de lots de pièces de parc et d’outillage de maintenance, les essais de type, la mise en service des rames, la formation du personnel de Transtu à la conduite et à la maintenance. Une commande supplémentaire de 9 rames a été conclue par la suite.
De la fabrication à la mise en service : quatre étapes à franchir
En février 2007, soit 18 mois après la mise en exécution du contrat (septembre 2005), Alstom a terminé la fabrication des deux premières rames. « Ce qui signifie qu’avant cette date tous les essais de type avaient été réalisés sur le site constructeur », précise Patrice Chevoleau.
Avant la mise en service effective de ces deux premières rames, plusieurs étapes ont dû être franchies. Notamment :