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Le bogie Arpège : l'alliance de la modernité et du confort

Alliant performance et confort, le bogie Arpège équipe la plupart des CITADIS depuis 2001. Ce qui n'empêche pas Alstom Transport de travailler à un futur bogie qui permettra d’offrir CITADIS à une plus large gamme de réseaux. Interview de Jean-Daniel  Nast, responsable des développements des bogies.  

Quelles sont les qualités du bogie Arpège ?

Lancé en 2001, le bogie Arpège permettait d'offrir un tramway doté d’un plancher bas intégral, d’un bout à l’autre de la rame. Ceci nous a conduits à développer une structure très basse entre les roues. Pour ce faire, nous avons supprimé l'essieu et repensé la conception des roues. Ce plancher bas répond à un double objectif : l'accessibilité et la circulation à l'intérieur de la rame.

Toutes les rames mises en circulation depuis 2001 sont-elles équipées du bogie Arpège ?

Oui, à quelques exceptions près. Nous avons développé des alternatives avec des bogies équipés de suspensions primaires, que nous avons notamment vendus à Melbourne. Pour Rotterdam, nous avons aussi développé un bogie plancher bas offrant un couloir plus large, équipé également d’une suspension primaire.

Pour quelles raisons avez-vous développé ces solutions alternatives ?

Nous les avons conçues pour satisfaire des réseaux anciens, où il était nécessaire de passer par une suspension primaire pour absorber les défauts de la voie. Le bogie Arpège ne possède pas de suspension primaire, cette fonction étant assurée par un châssis articulé. Arpège est donc particulièrement adapté aux voies neuves ou aux voies présentant seulement de légers défauts.

Les qualités de ce bogie lui permettent-elles d'offrir de meilleures performances ?

Ce bogie est léger. En termes de performances, il répond à tous les besoins de CITADIS, tant pour le freinage que l'accélération. Il permet notamment à une rame de circuler jusqu'à la vitesse de 70 km/h. Sa roue est très élastique et atténue les défauts et vibrations. Le confort des passagers s'en trouve amélioré. De plus, son coût d'entretien est moins élevé que ceux des bogies classiques à essieux.

Ce bogie a évolué de bogie porteur à bogie moteur…

Nous avons une grande synergie entre les deux. L'architecture générale reste la même, de même que les structures. Dans le cadre du bogie moteur, nous avons une dynamique assurant la liaison entre les deux roues comme si elles étaient montées sur un même essieu, ce qui n'est pas le cas sur un bogie porteur.

Une nouvelle génération de bogies est-elle à l'étude ?

Oui, la nouvelle génération de bogies en cours de développement tente de prendre en compte nos différentes problématiques : un plancher bas, un couloir large et la possibilité de donner à nos designers des latitudes pour des faces galbées au niveau du train. Elle permettra ainsi d'élargir le nombre de réseaux où nous pourrons offrir nos tramways CITADIS.

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