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Entre signalisation routière et signalisation ferroviaire, Alstom joue la complémentarité
Sans système de signalisation, un tramway ne peut circuler ni en surface ni en souterrain. Reste à savoir quel type de signalisation choisir : routière ou ferroviaire ? Deux types de signalisation qu’Alstom propose aujourd’hui en fonction de la topographie des villes à équiper.
La signalisation routière (ou Signalisation Lumineuse de Traffic) employée sur la majorité des lignes de tramway
Lorsqu’un tramway circule en ville, il doit respecter des règles de circulation au même titre que tous les autres types de transports urbains (autobus comme voitures individuelles). Il doit notamment s’arrêter quand les feux passent au rouge. En revanche, en tant que transport public, le plus important en termes de trafic passagers, le tramway jouit d’une priorité absolue quand il traverse les carrefours, où les circulations sont souvent intenses et les embouteillages fréquents. « Le système de signalisation routière que nous avons développé a pour but de donner systématiquement un signal vert au tramway qui se présente à un carrefour afin qu’il puisse circuler dans les meilleures conditions de fluidité », explique Eric Appert, Responsable de la plate-forme Electro-Mécanique d’Alstom Transport.
Concrètement, quand une ligne de tramway en construction traverse plusieurs carrefours déjà équipés de feux de signalisation, Alstom Transport doit adapter le système de signalisation routière de sorte que, lorsqu’un tramway arrive à proximité d’un carrefour, il est aussitôt détecté et pris en compte. Cela déclenche au plus vite un feu vert lui permettant de traverser sans arrêt, et un feu rouge pour bloquer le passage des autres types de transport. « Par ailleurs, le système de signalisation routière, inséré au sein d’un réseau de transport dense, doit aussi gérer les questions de régulation entre les carrefours », ajoute Eric Appert. « En effet, lorsque vous donnez la priorité au tramway, vous changer en temps réel la régulation de l’ensemble des carrefours. Le système de signalisation que nous proposons régule les feux en évitant de créer des embouteillages. C’est évidemment un point critique d’un système de tramway, qui doit s’insérer en garantissant la fluidité des circulations », conclut-il.
S’il facilite la tâche du conducteur de tramway, le système de signalisation routière ne le dispense pas pour autant d’être vigilant. Ainsi, quand un obstacle survient et obstrue la voie, il a le devoir de s’arrêter même si le signal est au vert : c’est ce qu’on appelle la conduite à vue.
Signalisation ferroviaire : un système adapté à la circulation en tunnel
Depuis 2005, Alstom Transport propose un autre type de signalisation : la signalisation ferroviaire. « C’est un ensemble de calculateurs électroniques installés à bord du tramway, et le long de la voie. Les informations sont transmises par radio et affichées au conducteur », précise Philippe Michaut, Responsable de la signalisation tramway d’Alstom Transport. « Ainsi informé, le conducteur sait où il doit aller, ainsi que la vitesse à respecter, et ceci sous le contrôle du système ferroviaire », ajoute-t-il.
Système très moderne, la signalisation de type ferroviaire présente en effet de nombreux avantages, notamment :
Quel système choisir ?
Selon Eric Appert, « il ne faut pas opposer la signalisation routière à la signalisation ferroviaire ». Pour Philippe Michaut, « si un tramway circule uniquement en ville et qu’il n’y a pas de croisement entre les lignes, la signalisation routière est tout à fait suffisante. Quand les conditions de circulation deviennent plus complexes (circulation en tunnel, etc.) il est intéressant pour l’opérateur de se poser la question de l'intérêt d'un système ferroviaire, qui ne coûte pas le même prix qu'un système routier. »
Le choix du type de signalisation dépend aussi des règlementations de chaque pays. L’Espagne, suite à des incidents récents, privilégie la signalisation ferroviaire, comme par exemple à Malaga et Madrid. L’Algérie a également opté pour ce système à Constantine. Quant à la France, pays qui l’a mis au point, elle n’a pas encore suivi le mouvement, « la signalisation routière ayant très bien fonctionné jusqu’à présent », selon Philippe Michaut.