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Confort et sécurité pour les conducteurs de Citadis
Véritable outil de communication, la maquette échelle 1 d’un tramway permet de conforter les choix d’un client en terme de design. Une troisième fonction essentielle de la maquette est la vérification de l’ergonomie de la cabine du conducteur : le pupitre de conduite, le siège… Bref, tout ce qui participe à rendre l’habitacle plus ergonomique et confortable.
Confort, luminosité, sécurité, ergonomie de conduite : autant d’éléments sur lesquels veille Michel Gibeau, responsable cabine Citadis, et Philippe Pivron, technicien de banc d’essai des tramways.
Chaque composante de la cabine de conduite est le résultat d’études poussées. Du siège au pupitre de conduite (tableau de bord et armoire électrique), en passant par les vitres (frontales et latérales), la porte d’accès à la cabine, les stores ou encore l’environnement intérieur, rien n’est laissé au hasard. L’objectif ? Assurer le confort et la sécurité des conducteurs.
Des critères sécuritaires précis
La conception de la cabine de conduite doit offrir un aménagement ergonomique mais aussi prendre en compte la sécurité des conducteurs. Dans ce domaine, les règles sont strictes et Alstom se réfère aux critères définis par l’Union internationale des chemins de fer (UIC), qui s’articulent principalement autour de la « sécurité conducteur » et de la visibilité à partir de la cabine de conduite.
« Durant les tests, nous surveillons et analysons plus particulièrement la tenue de la cabine aux chocs extérieurs. L’aménagement intérieur prend aussi en compte la dimension sécurité : par exemple, aucune arête vive ne doit apparaître dans l’habillage pour éviter que le conducteur ne se blesse », explique Michel Gibeau.
Autre point primordial de la cabine de conduite : la visibilité, bien plus importante dans un tramway que dans tout autre moyen de transport ferroviaire. En effet, le tramway circule dans un environnement ouvert et le conducteur doit faire face à des événements imprévus et de nombreux éléments extérieurs : piétons, voitures, cyclistes, carrefours… En outre, le conducteur de tramway qui pilote à vue doit veiller à respecter tous les feux et panneaux de signalisation situés sur la voie. Le conducteur doit donc avoir une visibilité maximum sur tout ce qui l’entoure. Une visibilité optimale assurée grâce aux vitrages conçus pour offrir un champ de vision important (180°) et aux stores frontaux et latéraux qui protègent du soleil.
« Nous devons aussi veiller à ce que le conducteur ait une vue parfaite de la signalisation sur la voie », précise Michel Gibeau. Ainsi, au cours des tests, nous nous assurons que le conducteur pourra distinguer « un cylindre de diamètre de 300 millimètres et de 1,2 mètre de hauteur situé à un mètre du véhicule », poursuit Michel Gibeau. Soit l’équivalent de la silhouette d’un enfant de 8 ans !
La part belle est également faite à l’aide à la conduite. Le conducteur dispose de deux écrans installés de part et d’autre du pupitre sur lesquels sont diffusées les images captées par les caméras situées sur les quais à l’extérieur de la rame. Ces images permettent de contrôler les montées et descentes des passagers. En plus de ces deux écrans, les images des caméras embarquées (vidéosurveillance intérieure) renforcent la visibilité du conducteur.
Alstom va encore plus loin dans la conception de la cabine de conduite. Outre la sécurité, le constructeur veille au confort du personnel. L’ergonomie est une exigence dans le développement et la fabrication du poste de conduite.
La cabine passée à la loupe
Pour le conducteur de tramway, le siège est un des éléments de confort les plus importants puisqu’il évite notamment les problèmes de dos, dont se plaignent, par exemple, les chauffeurs de bus. Réglable, le fauteuil s’incline à la bonne hauteur et s’adapte à la corpulence du conducteur pour épouser sa morphologie. « En actionnant une petite mollette qui indique le poids de la personne, le siège du conducteur s’adapte et ce dernier gagne en confort », explique Philippe Pivron.
Face au siège, se trouve le pupitre de conduite, dont « les différentes commandes sont toujours à portée de main du conducteur », indique Michel Gibeau. « Ce pupitre est en forme de demi-lune à 120 degrés ; ce qui offre une vision panoramique au conducteur et un champ d’action manuel parfaitement adapté », ajoute Philippe Pivron. A proximité des commandes, et pour ne pas perdre de temps entre chaque opération, est inséré le manipulateur de traction rotatif.
Composant principal de la conduite du tramway, il sert à accélérer et à freiner avec la main gauche uniquement. Toutes les positions du manipulateur sont, de fait, soumises à des essais et, « d’après les résultats des tests, la main gauche est moins encline aux crampes que la main droite parce que moins sollicitée de manière générale », souligne Philippe Pivron. Autre élément au banc d’essai : la console de la cabine de conduite. Cette console est composée d’un écran tactile facile à manier, qui s’éteint automatiquement quand l’état du véhicule ne signale aucune anomalie. Les commandes tactiles sollicitent beaucoup moins les muscles de la main et génèrent moins de fatigue pour le conducteur que des boutons à presser.
Une sécurité et un confort qui, en définitive, profitent au personnel de conduite mais également aux usagers.
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