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Alstom a un ticket avec Lyon depuis près de vingt ans

Depuis près de vingt ans, Alstom participe à l’extension du réseau de transports urbains en veillant au respect des objectifs de la Ville dans ce domaine. Ce mois-ci, Citadis Mag a choisi de mettre l’agglomération lyonnaise à l’honneur. Client historique parmi les plus emblématiques d’Alstom, le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise (Sytral) a choisi Alstom pour son large savoir-faire en matière de métro et tramway, voies ferrées et signalisation.

Ce choix éditorial s’inscrit dans l’actualité : Ticket d’or en 2006 (palmarès du magazine « Ville et transports »), le réseau TCL remporte le Ticket d’honneur 2007 et prend une dimension européenne. Ce prix récompense le travail et les innovations mises en œuvre par le Sytral ces quinze dernières années en termes d’innovation et d’offre : création de lignes, fréquence, etc.
Cette distinction méritée, remise à Bernard Rivalta, président du Sytral, consacre indirectement Alstom, présent aux côtés des Lyonnais depuis une vingtaine d’années.

Citadis Mag : Quelle fut la problématique de transport de l’agglomération lyonnaise ?

Bernard Rivalta : Notre agglomération avait les mêmes préoccupations que les autres grandes agglomérations. Une problématique qui tient en quelques mots : augmentation de la circulation automobile, pollution, bruit, embouteillages… autant de nuisances que les citoyens acceptent de moins en moins. Il s’agissait pour nous de renverser la tendance en améliorant notre offre urbaine et en développant l’intermodalité de façon à offrir des alternatives crédibles et efficaces à l’automobile.
C’est ainsi que le métro a tout d’abord été créé dans les années soixante-dix, puis le trolley a été relancé dans une nouvelle version et enfin Lyon a contribué au renouveau du tramway dans les années quatre-vingt-dix. En réorganisant l’ensemble de l’offre et en mettant en place de nouveaux matériels, nous avons « reconnecté » certains quartiers de la ville à l’hypercentre.
Avec une panoplie complète des innovations actuelles en matière de transport public urbain, nous assurons des complémentarités, et aujourd’hui le réseau contribue largement au développement et au dynamisme de la ville. Il est aussi un facteur déterminant de lien social. L’essor immobilier que connaissent certains quartiers desservis par le tram, par exemple, en fournit une illustration magistrale… Nous avons, et les chiffres viennent de nous parvenir, pour la première fois depuis des décennies, inversé la tendance : la part des déplacements effectués en voiture a diminué, tandis que celle des transports publics a augmenté.

CM : Quel est l’historique de votre collaboration avec Alstom Transport ?

BR : Cette histoire a trente ans et a débuté avec la mise en place du métro. Ensuite, Alstom a assuré la maîtrise d’œuvre de la ligne C : un défi technique dans la ville aux deux collines (et donc aux fortes pentes), avec l’utilisation d’un bogie particulier adapté au système de crémaillère. Les années quatre-vingt ont vu la naissance de l’automatisme intégral sur la ligne D, puis ce fut le renouveau du tramway. Commandés en 1998, les Citadis ont été mis en service en 2000 ! Près de dix ans plus tard, trois lignes de tram irriguent notre agglomération, soit 57 rames et 10 % du trafic. Alstom a également livré et installé les 34 kilomètres de voie ainsi que l’automatisation et la signalisation des 26 carrefours de la ligne T3, et les 26 kilomètres de voie en ballast pour cette ligne de tramway « à grande vitesse ». Toutes ces années de collaboration ont été fructueuses et ont contribué à faire naître de nombreux projets s’inscrivant dans notre plan de déplacements urbains [PDU]. Le dialogue et la confiance ont permis aussi de rechercher les solutions intermodales optimales et de dégager les meilleurs paramètres d’attractivité et d’économie.

CM : Quels sont les contrats en cours avec Alstom et les nouveaux projets du Sytral ?

BR : Alstom travaille actuellement sur deux contrats qui s’achèveront en septembre 2007 : la fourniture et l’installation des lignes aériennes de contact pour la troisième ligne de trolleybus, qui reliera le quartier Saint-Paul de Lyon à Vaulx-en-Velin sur 11,6 kilomètres. Un marché de signalisation est également en cours dans le cadre de l’extension de la ligne 1 du métro jusqu’à Vaulx-en-Velin La Soie. Parallèlement, le Sytral planche sur de nouveaux projets. L’appel d’offres pour la création d’une quatrième ligne de tramway a été lancé et devrait être attribué dans les prochains mois pour une mise en service en 2009. Pour ce T4 qui reliera Vénissieux (Minguettes) au 8e arrondissement de Lyon, nous envisageons de lever une tranche conditionnelle du contrat LEA, soit 13 rames Citadis. Le métro n’est pas en reste avec le projet de prolongement de la ligne B jusqu’à Oullins (fin de réalisation entre 2012 et 2013) ou l’allongement des rames de métro de la ligne D. Pour ces deux projets, Alstom a réalisé des études préliminaires qui nous aideront à qualifier l’appel d’offres à venir. Enfin, Alstom réalise en partenariat avec Irisbus la chaîne de traction des Cristallis (trolleybus) et notamment celle des derniers 18 trolleybus articulés livrés en 2006.

CM : Quel est le budget consacré au développement des transports urbains dans l’agglomération lyonnaise ?

BR : Le budget total s’élève à 460 millions d’euros par an : 24 % proviennent de la billétique, 25 % émanent de l’impôt local de l’agglomération lyonnaise, 4,3 % du conseil général et 49,7 % de la taxe transport versée par les employeurs. Le budget que nous consacrons aux transports urbains est à la hauteur de nos ambitions.

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